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A bientôt avec nos chers animaux.

vendredi 29 décembre 2017

Indira, les tigres vous disent: " Merci ! "


Une femme visionnaire et volontariste pour la sauvegarde du patrimoine naturel de l’humanité : hommage à Indira Gandhi en cette fin d’année 2017 



Indira Gandhi à son fils Rajiv, alors âgé de 12 ans, dans un télégramme datant du 7 septembre 1956.

« Cher Rajiv,
Nous avons reçu une énorme peau de tigre. Le tigre a été tué par le Maharaja de Rewa il y a deux mois de cela. La peau est étendue dans la salle de réception. A chaque fois que je passe devant je ressens une profonde tristesse à la pensée qu’au lieu d’être étalé ici, ce tigre pourrait être en train d’errer et de rugir en pleine jungle. Nos tigres sont de si belles créatures, tellement gracieux. Tu peux voir leurs muscles onduler sous leur peau. Tout récemment encore, il devait être le roi de la Jungle –faisant régner la terreur dans le cœur des autres animaux.
Je suis si contente que de nos jours, de plus en plus de gens préfèrent se rendre dans la jungle avec leurs appareils photos qu’avec leurs fusils. Il est si regrettable de priver tout être vivant de la jouissance de l’existence pour notre seul plaisir.
Avec tout mon amour.
Maman »
 


Des mots simples et poétiques à la fois, adressés à un enfant, comme l’espoir d’une prise de conscience des générations futures pour la préservation de cet animal emblématique et de tout ce qu’il représente pour l’Inde et l’humanité toute entière…. 
la suite on la connaît.

1973 naissait le Tiger Project qui permit de faire passer la population de tigres de 1200 dans les années 1970 à 3500 dans les années 1990 grâce à la création de réserves protégées (estimations basées sur les techniques d’évaluation disponibles à l’époque).Blog Pierre Chéron Ces chiffres en rappellent d’autres avec une estimation de 1400 tigres en 2007, durant la décennie « noire », et une prévision de l’ordre de 3000 tigres pour le « census » de 2018.


Attention toutefois à ne pas se laisser endormir par des chiffres en trompe l’œil. En effet, au-delà des polémiques sur les techniques et l’organisation des opérations de comptages, si le tigre est mieux protégé dans les « Tiger Reserve » et les sanctuaires, son habitat n’a jamais été aussi réduit et morcelé tandis que la pression du braconnage et des conflits avec l’homme reste énorme… 

mais si nous conservons l’espoir de pouvoir admirer encore longtemps le félin à l’état sauvage dans les forêts indiennes, 
on le doit sans nul doute au courage et à l’action salvatrice d’Indira Gandhi qui perçu très tôt après l’indépendance du pays le péril qui guettait l’espèce si rien n’était entrepris.







mardi 19 décembre 2017

Transfert de tigres (1) à Mukundra Hills

.Cela est rare, mais il arrive que les efforts de protection portent leurs fruits 

C'est ce qui se passe dans le Rajasthan où la réserve de Ranthambore est parvenue à accroître considérablement le nombre de ses tigres. 
Avec le manque de territoires dû à cette surpopulation (+ de 60 tigres), sont survenus plusieurs problèmes:

1/ conflits et parfois combats mortels de tigres mâles entre eux.

2/ migration de tigres hors du parc entrainant: 
  • conflits avec les villageois, empoisonnement des tigres
  • vulnérabilité des tigres sans protection, proies faciles pour les braconniers
  • vagabondages, accidents mortels de route, dans les puits, etc..
Sur le sujet, comportant une étude avec cartes, infographies et suivi, je vous conseille un excellent ouvrage "Au Royaume des tigres", disponible ici.

Photo © Pierre Chéron

Pour résoudre ces problèmes, la décision a été prise de prélever 1 tigre et 2 tigresses de Ranthambore et de les transférer à Mukundara Hills vidée de ses tigres il y a bien longtemps. Blog Pierre ChéronCe transfert devrait alléger la pression sur Ranthambore parvenue à saturation, tout en repeuplant une région. 
C'est une opération avec un double bénéfice.

La réserve de tigres de Mukundara Hills s'étend sur 759 km2 avec une surface principale de 417 km2 et une zone tampon de 342 km2.

Afin de préparer le terrain et de s'assurer que les tigres trouveront suffisamment de proies, les autorités ont fait un apport de gibier en amenant 380 chetals et 50 sambars qui viennent s'ajouter aux cervidés déjà présents. Un enclos de 2 hectares a été préparé pour permettre l'acclimatation des tigres à leur nouvel environnement. Ceux-ci seront équipés de colliers émetteurs GPS.

Parallèlement, les autorités ont opéré une relocalisation de certains villages situés à proximité de la réserve.

Le transfert prévu pour décembre 2018 a été avancé d'une année pour répondre à l'urgence créée à Ranthambore. Nous y sommes donc. Je n'ai pas d'informations en ce moment. Les délais seront-ils tenus ? Difficile à dire. 

Pour les experts et les passionnés dont nous faisons partie, la question du choix des tigres se pose. Blog Pierre ChéronIdéalement, il  faudrait prendre des individus issus de familles différentes, pour éviter la consanguinité. Il faudrait les choisir dans un âge favorable pour la procréation. Une femelle est féconde à 3 ans. Le mâle l'est au même âge, mais dans les faits, dans la nature, il faut compter 4 ans.

En prenant appui sur l'arbre généalogique créé pour mon livre, et tout en faisant attention de ne pas déséquilibrer les territoires, sur la zone touristique, je trouve les "candidats" suivants:
  1. Tigres mâles (7)
    • T77, 4 ans, fils de T26
    • T91, 3 ans et demi, fils de T30
    • T78, 4 ans, fils de T13
    • T80, 4 ans, fils de T13
    • T88, 4 ans, fils de T39
    • T89, 4 ans, fils de T39
    • T85, 4 ans, fils de T19

  2. Tigres femelles (3)
    • T90, 3 ans et demi, fille de T30 
    • T79, 4 ans, fille de T13
    • T83, 4 ans, fille de T19 

Comme on le voit, le problème sera de trouver les femelles pour le transfert de décembre 2017. T90 et T83 seront certainement les "élues".

Le 2e transfert prévu probablement dans 2 ans, ne devrait pas poser de problème car Noor a donné une portée de 3 femelles, dont une pourra être prélevée, et Junior Indu a une petite qui arrivera alors au bon âge.



Dernière minute/ le transfert est reporté de 2 mois et les 2 individus choisis sont T83 Lightning et T91 Alphonso aussi appelé Cowboy. 

Le choix me parait très bon.



additif du 26/12/2017
  • Le transfert de T90 et de T83 est prévu le 31/12/2017.
  • 2 nouveaux tigres, un mâle T66 (7 ans) et une femelle T79 (4 ans) rejoindront les 2 tigres précédents au cours de l'année 2018.
Parfait !!!, ces tigres sont de lignées différentes. 
Les erreurs du passé ont été comprises !

avis personnel: Logiquement, un 3e transfert devrait intervenir dans 2 ans, avec 2 femelles (une des petites de Noor sera sûrement parmi elles)

vendredi 8 décembre 2017

Une exemplarité fragile: Panna Tiger réserve

T4 rejoignant ses petits après avoir traversé la Ken River
Panna - mai 2014 - ©  Pierre Chéron
Panna est une réserve de Tigres situé au Nord de l’Etat du Madhya Pradesh, couvrant une surface de 543 km², classée parc national en 1981 avant d’accéder au statut de Tiger Reserve en 1994. Le parc est situé dans un site unique comportant d’anciens vestiges archéologiques et formé d’un vaste plateau traversé par le bassin versant de la rivière Ken, qui, à la saison des pluies, offre le spectacle magique de chutes qui se jettent dans une impressionnante gorge où il n’est pas rare d’apercevoir des tigres une fois la mousson achevée.



Panna, paysages - mai 2014 © Vincent Dabadie
Au milieu des années 2000, à l’instar de la Tiger Reserve de Sariska dans le Rajasthan, elle a connu un bien triste sort puisque le braconnage l’a entièrement vidée de sa population de tigres que l’on estimait alors à 32 individus. 

Tigres profitant de la fraîcheur des gorges de Panna Reserve

vendredi 1 décembre 2017

Commandes pour le livre

Ca y est !!  Les commandes démarrent.

Mon salon ressemble à un entrepôt.

Des livres et des cartons partout. La scotcheuse marche à plein régime.
Ma promotion des 2 livres à prix réduit marche à fond !
Profitez-en tant qu'il m'en reste encore 😋

Allez, je pars à la poste pour faire une livraison.

Et à bientôt pour préparer votre envoi. 😉

Merci à tous ceux qui m'ont déjà passé commande.

vendredi 24 novembre 2017

Ca y est, il est arrivé !!





Le voilà ! 🙏

Tout frais, tout chaud, tout beau.





 "Au ROYAUME des TIGRES"


Le livreur vient d'apporter des dizaines de cartons.

La livraison a lieu chez mon frère car chez moi c'est trop petit pour stocker ces centaines de livres.

Grand moment que le déballage et la découverte du produit fini. Enfin !!!

Le nouveau livre sur les tigres 
remplira plein de petits chaussons à Noël
sera maintenant entre les mains des fans.

mercredi 22 novembre 2017

Disponible !!

Enfants de Junior Indu

Qu'il fait chaud en juin !!! Plus de 50° en plein soleil, sans ombre évidemment.
Pour avoir le bonheur d'admirer les gros chats. 😓
Ils ne doivent vraiment pas comprendre ces humains qui fondent sous le soleil pendant qu'ils se prélassent dans leur "piscine".
Moi ça me fait du bien de les voir ... bien !!! 😎

Qu'est ce qu'ils me manquent alors que je dois rester en France pour promouvoir mon livre !

Junior Indu from Pierre Chéron on Vimeo.

lundi 20 novembre 2017

Sauvetage

L'Inde est un pays où la population humaine (1milliard 300 millions) doit co-habiter avec une population animale sauvage diverse et encore nombreuse. 

Signalons les 2.700 tigres, les 12.000 léopards d'Asie, les 50.000 ours, les 700 lions d'Asie. Pour les autres félins, on pourrait signaler encore les panthères des neiges, les panthères nébuleuses, etc... L'Inde possède également des milliers de chiens sauvages, de loups, de hyènes, d'éléphants, 3.000 rhinocéros, des milliers de buffles et de bisons indiens, des centaines de milliers de cervidés, etc...
Finalement, ce pays est un énorme réservoir de biodiversité. Blog de Pierre Chéron. Quand on parle de l'Inde en occident, l'on pense au Taj Mahal, moins à la faune. Pourtant la magie est plutôt dans les forêts.

Il y a aucun pays au monde
 où une telle population humaine et animale sauvage cohabite réellement.

Malgré toutes les critiques que l'on peut adresser à la gestion de la faune dans ce pays, il faut bien reconnaitre que les indiens sont souvent admirables dans leurs rapports avec les animaux. 

Voici une présentation d'une des nombreuses opérations de sauvetage concernant un léopard.

Le 19 juillet 2012, vers 8 heures du matin, Anand Bora reçoit un appel téléphonique disant qu'un léopard était tombé dans le puits d'un village tribal voisin.

A l'arrivée des agents forestiers, les villageois leur ont dit que le léopard était là depuis longtemps. 

Photo © Anand Bora

Le sauvetage a duré trois heures et demie pour sauver l'animal fatigué et terrifié par la noyade. 

Photo © Anand Bora

Les villageois n'ont pas demandé que l'animal soit tranquillisé...

Respect, et merci.


samedi 18 novembre 2017

Famille et vie sociale chez les tigres


Tadoba - Wagdoh, Madhuri et leurs petits - 12/04/2016
Photo © Pierre Chéron

Beaucoup reste à apprendre sur la vie sociale des tigres ! 
La réputation des tigres est celle d'animaux solitaires et territoriaux qui ne se côtoient que pour s’accoupler ou se défier dans des luttes de dominance fratricides.
En revanche, certains comportements témoignant d’une vie sociale, en réalité bien plus riche et complexe, ont été longtemps marginalisés…avec la démocratisation de l’accès aux réserves de tigres en Inde et la multiplication des observations affichées sur les réseaux sociaux (qui pose par ailleurs d’autres problèmes…nous en reparlerons dans une prochaine publication), ces comportements que l’on croyait exceptionnels sont de plus en plus rapportés.

Ainsi, c’est d’abord la participation active des pères à l’éducation des petits qui est désormais bien établie sur la base d’exemples documentés Blog Pierre Chéron… oui chez les tigres comme chez les hommes, on rencontre les extrêmes, du papa « poule » au père « infanticide » !
Les cas de pères attentionnés s’occupant de leur progéniture ne sont pas rares et ont été notamment constatés dans les Tiger Réserves de Bandhavgarh, Tadoba Andhari ou encore Ranthambore. Il peut d’ailleurs s’agir de pères très expérimentés (Wagdoh à TATR) ou de novices pour lesquels il s’agit des premiers descendants (Singhsth à RTR et X-Male à Bandhavgarh). 
Tadoba Andhra Tiger Reserve –2016 – 
Wagdoh  sa progéniture @ Crédit photographique Praveen Siddannavar

Il est intéressant de constater que dans le cas de Singhsth, les jeunes tigres mâles pré-adulte sont tolérés par le père qui ne les considère pas encore comme une menace sur son territoire. 

Ranthambore Tiger Reserve –été 2017 –
Singhsth (T57) et Junior Indu (T60) en compagnie de leurs trois jeunes tigres

@ Crédit photographique auteur inconnu
Plus étonnant le cas du célèbre tigre Zalim(T25) à Ranthambore qui, il y a quelques années, s’est carrément substitué aux mères mortes prématurément, pour élever les petits et ce à deux reprises (deux tigresses, Bina I et Bina II transférées ensuite dans le parc de Sariska, puis peu de temps après, trois petits tigres – T73 Shy Kachida, T74 Teddy Bear et T75 W-Male - issus d’une portée de la célèbre tigresse Sundari)

jeudi 16 novembre 2017

dimanche 12 novembre 2017

Le choix est difficile


L'un des problèmes lors de la réalisation d'un livre est le choix des photos.  

Je m'explique pour ma passion, les tigres.

Pour traiter en profondeur un sujet, c'est à dire faire un vrai travail de photographe (et aussi un travail d'informations), il est nécessaire de réunir un nombre très important de photographies. 

Avoir des individus différents, à des âges divers, multiplier les endroits, les saisons, les horaires. Bien sûr rechercher des scènes rares, chasses, accouplements, petits, familles, combats. Plus on multiplie les critères et plus le but à atteindre est difficile. Mais c'est le lot de l'exigence afin de ne pas tomber dans la facilité. Avoir des photos de tigres est relativement aisé à l'heure actuelle, mais quel intérêt y a-t-il à mettre dans un livre une centaine de photos de mêmes individus dans des attitudes "peu actives". Ajoutons à cela, si l'on veut encore corser le travail, les recherches scientifiques pour créer un arbre généalogique, ou bien des cartes de migrations, etc...

Tout cela nécessite un important travail dont la plupart se déroule sur le terrain. Beaucoup de temps, c'est une des clefs pour obtenir un résultat de qualité.
Souvent les gens sont étonnés par les photos présentées dans le livre. Parfois ils sont allés en safari et n'ont rien vu. Du temps, il faut beaucoup de temps.

Que chacun réalise la complexité de cette démarche qui ne peut être fait que par passion, car non rémunérateur et même largement déficitaire et hasardeux d'un point de vue économique. A l'heure des achats de NOEL, chacun pourra contribuer à ce que la passion et le partage puissent continuer.

Ranthambore - © photo Pierre Chéron

En finalité, "qui peut le plus, peut le moins", mais avec ce grand nombre de photographies, le choix est "douloureux". Pourquoi choisir cette photo et rejeter cette autre tout aussi qualitative ? C'est le dilemme du photographe.

Il y a un autre élément à aborder, oublié dans de nombreux livres de photos. 

Un livre, comme un film, doit être scénarisé. Raconter une (des) histoire(s), créer une trame dans le choix des images afin qu'en feuilletant les pages, le

vendredi 10 novembre 2017

Banque de données des tigres

Suite à l'adoption de protocoles pour une surveillance annuelle des populations de tigres, l'Autorité nationale de conservation du tigre (NTCA) a établi une base de données nationale sur les tigres sauvages. Les sondages à l'aide d'une caméra à main effectués par de multiples institutions de recherche et gouvernementales sont de plus en plus fréquents dans tout le pays. L'objectif de ce projet est d'assigner des numéros d'identification unique du tigre (UTID) à un large échantillon de tigres. L'un des principaux objectifs du projet est d'éviter le comptage en double de tigres individuels dans plusieurs zones. Un autre objectif clé est de s'assurer que les protocoles rigoureux d'attribution des identifiants uniques sont suivis et que l'origine de chaque image de tigre prise par piège-photo est authentifiée par des responsables ou des scientifiques responsables. Blog de Pierre Chéron. Ceci évite la "contamination" de la base de données par l'introduction délibérée ou accidentelle d'images de tigres parasites d'origine douteuse. Un troisième objectif est de s'assurer que les dates et lieux de la photocapture sont saisis avec précision, afin de faciliter des analyses rigoureuses des données en utilisant des modèles de capture spatialement explicites, comme requis par les nouveaux protocoles d'enquête et d'estimation déjà mandatés par NTCA.

Rajesh Gopal, directeur du projet Tiger, a pris l'initiative d'établir la base de données UTID en 2011 après une série de consultations avec des chercheurs tigres de premier plan en Inde, dont le Dr Ullas Karanth de la Wildlife Conservation Society (WCS) et le Dr Y.V. Jhala de l'Institut de la Faune de l'Inde (WII). Une série de protocoles concernant la collecte de données et les pièges photographiques, basés sur l'expérience des projets de surveillance à grande échelle pour les tigres en Inde par WCS et WII, ont été incorporés dans les processus nécessaires pour générer les données de terrain. 
Le logiciel de comparaison de motifs pour les identifications individuelles à partir des modèles de rayures sur les tigres développé par Lex Hiby de Conservation Research, Royaume-Uni, avec l'aide de scientifiques du WCS, fournira une plate-forme robuste et flexible. La base de données est officiellement intitulée National Repository of Camera Trap Photographs of Tigers (NRCTPT). Il est prévu que

mardi 7 novembre 2017

500 km. Voyage fatal.

Régulièrement nous avons des rapports de tigres qui  affectuent de longs voyages afin de se trouver un territoire. On ne dira jamais assez combien la vie des animaux est difficile dans ce monde accaparé par l'homme. Le tigre comme grand prédateur, est particulièrement affecté. Il lui faut de l'espace, des arbres, de l'eau, des proies ... et de la tranquillité.

Voici l'histoire d'une tigresse et de son si long voyage.

Cette tigresse avait tué 2 humains et en avait blessé 4 autres. La cohabitation est difficile dans ce pays surpeuplé où les animaux manquent d'espaces. Un comité d'experts, comprenant la NTCA, des vétérinaires, des ONG et des responsables forestiers, a estimé,  en tenant compte de son âge, de son potentiel reproducteur et de sa forme physique,  qu'il convenait d'essayer de la garder vivante et de lui redonner sa chance. L'on décida de la capturer et de la relâcher dans une forêt où elle pourrait s'établir (saluons l'Inde, en France nos loups et ours ont moins de chance)


L'animal, nommé T-27-cub 1, a donc été capturé le 10 juillet à Gorewada. Elle fut équipée d'un collier émetteur et relâchée dans les forêts du parc de Bor le 29 juillet avec l'espoir qu'elle y ferait son territoire. 
Cependant, la tigresse s'est déplacée dans les zones territoriales des divisions

vendredi 3 novembre 2017

Jour J - Impression de "Au ROYAUME des TIGRES"

Après le tirage de plusieurs sherpas (image étalon) pour accorder mes fichiers à Toulouse, Je suis à Graulhet, à l'imprimerie Escourbiac, pour superviser l'impression de mon livre. 

Je suis stressé de savoir si les couleurs correspondront à mes attentes. L'imprimerie avec son CMJK est beaucoup plus complexe à maitriser que les tirages RVB sur imprimante chez soi. 
Et en comparaison les photos sRVB que l'on prépare pour le web sont d'une simplicité extrême. 

A la maison, j'ai changé ma sonde colorimétrie Datacolor "Spider Elite" (qui est à vendre) pour une X-Rite "i1Display". J'ai accordé la température de couleur sur un Point blanc CIE D65 (6500°), avec une luminance de 100 cd/m2. Le gamma est sur 2,2 et surtout j'ai mis le contraste sur un rapport de Point noir PCS ICC (287:1). Ce  dernier réglage est nécessaire car il simule le contraste du papier. Obligé avec les nouveaux écrans haute définition et contraste/luminosité qui sont très élevés. 
Je dois dire que mon ancien écran Bélinéa avec ses 2K m'avait donné moins de soucis. Mais voilà, je me suis fait plaisir en m'offrant un beau Rétina 5K. 
Et j'en suis très heureux d'ailleurs, mais on a quelques surprises !! ... quand on doit faire les fameux sherpas.

9h00:Accueil par Eugène et Philippe Escourbiac, patron de l'imprimerie. Pendant que je prends un petit café, la couverture du livre est calée et je peux vérifier le résultat. Derrière, les imposantes machines hi-tech tournent à plein régime.

Hum, voyons voir ?
Tchak-tchak,  tchak-tchak,  tchak-tchak,  tchak-tchak,......
Concentration sous un éclairage neutre pour vérifier et accorder l'étalonnage de mes pages. Tout est Ok. Signature BAR et ça roule !!!


Pierrot is OK
L'imposante console de gestion des encres
Première sortie de feuilles
La couverture

Ca y est , le bébé est né !!!

jeudi 2 novembre 2017

Population des tigres en Inde (2017)

Les amoureux des tigres l'attendent avec impatience.
En 2018, les nouveaux chiffres du recensement des tigres en Inde devrait être dévoilés.
Les informations que l'on me donne sont encourageantes. Dans certains états, l'augmentation est nette. Elle correspond à ce que l'on constate sur le terrain. D'autres problèmes viennent s'ajouter. Il y a de moins en moins de place et le nombre d'animaux augmente (super !). L'Inde a "du pain sur la planche", mais beaucoup d'initiatives, enfin efficaces !, voient le jour. J'y reviendrais dans peu de temps, en vous en dévoilant quelques unes.

J'ai refait mon tableau de la population des tigres en Inde.
Il me restera à le mettre à jour en 2018 😊



lundi 30 octobre 2017

Projet Leopard

En Inde, le Project Tiger a été un succès en terme de conservation.

Est-il temps de lancer un Project Leopard ?

1- L'état des lieux

Pour les léopards de l'Inde, l'année n'a pas été excellente. En septembre, le nombre des léopards tués s'élevait à 336 pour l'année 2017, dont 125 sont dûs
au braconnage.

Kanha - © photo Pierre Chéron
D'autre part les conflits entre léopards et humains ont été largement rapportés dans le pays. Pour ces raisons, les experts de la faune en Inde sont préoccupés pour la survie des léopards du pays. Une étude vient d'être menée.

En 2016, 436 décès de léopards ont été enregistrés en Inde - dont 154 tués par des braconniers. En outre, une étude menée sur quatre ans a révélé que la population de léopards de l'Inde a connu un déclin entre 70 et 80% au cours des 100 dernières années. Blog de Pierre Chéron. En fait, les données de la WPSI montrent que depuis 2007, 1.523 léopards ont été tués en Inde. Dans ce pays, les léopards sont protégés par la loi de 1972 sur la protection de la faune, mais la population et la répartition des léopards en Inde n'a été estimée qu'en 2015, avec un recensement national des léopards, une première en Inde. 

Cette étude a évalué la population à 7.910 et sur la base de ces chiffres, les scientifiques estiment la population totale comprise entre 12.000 et 14.000 individus, assez bien répartie à travers le pays. 

Kanha -  © photo Pierre Chéron

- recensement 2015 - 
  1. Madhya pradesh 1817
  2. Karnataka 1129
  3. Maharashtra 905
  4. Chhattisgarh 846
  5. Tamil Nadu 815
  6. Uttarakhand 703
  7. Kerala 472
  8. Odisha 345
  9. Andhra Pradesh 194
  10. Goa 71
  11. Bihar 32
  12. Jharkhand 29




Pendant la dernière décennie, les léopards ont été responsables de la mort de 34 personnes et de 350 blessés dans la seule région du Téraï. 
Les réponses humaines aux attaques de léopards varient, mais des cas de révoltes violentes ont été rapportés. Dans l'Etat d'Uttarakhand, 45 léopards ont été abattus par des fonctionnaires locaux. 
Dans l'état du Gujarat, un léopard a été battu avec des bâtons après que l'animal ait blessé un ouvrier. Les jambes du léopard furent attachées à une pierre et la carcasse a été jetée dans une rivière. L'animal a ensuite été récupéré et brûlé. 

À la différence des tigres, les léopards ont une très grande capacité à s'adapter et s'approchent des habitations humaines. Au fil des ans, le défrichement des forêts pour l'agriculture, le pâturage et l'empiétement des établissements humains dans les zones forestières ont détruit les habitats du léopard.

Avec une croissance démographique massive, protéger les espèces sauvages de l'Inde devient un défi majeur. 

2- L'analyse

Siana, près d'un village -  © photo Pierre Chéron
La protection des tigres de l'Inde pourrait-elle être suffisante pour sauver les léopards qui habitent les mêmes habitats ? 

La recherche suggère que ce n'est pas le cas. Des études antérieures montrent que les carnivores les plus grands et plus puissants prennent l'avantage sur les plus petits. Deux études, l'une dans le parc national de Chitwan au Népal et une autre dans la réserve de tigres de Sariska en Inde, montrent que l'augmentation ou la réintroduction des tigres a entrainé la baisse des populations de léopards. 

Une augmentation du nombre de tigres forcent les léopards à se déplacer vers des refuges pour éviter la confrontation directe avec les tigres. Ces refuges sont généralement coincés entre l'habitat du tigre et les terres habitées par l'homme. 

Dans le cas des léopards de l'Inde, quelle pourrait être la solution ?

3- Les solutions

  • Les sanctuaires de léopards
Créér des sanctuaires de léopards en trouvant des zones spécifiques pour la conservation des léopards. 

Dans certains habitats en Inde, les léopards se développent en l'absence de tigres et ces lieux pourraient être des candidats potentiels à l'établissement de sanctuaires de léopards. 

Ranthambore -  © photo Pierre Chéron
Citons en exemple une zone forestière de 126 km2 située dans l'Haryana Aravallis où la population de léopards en 2017 est de 31 individus. 
De même, la réserve forestière de Jhalana, au Rajasthan, possède une vingtaine de léopards, répartie sur une superficie de 24 km2. 
Le parc national Sanjay Gandhi à Mumbai abrite également une importante population de 30 léopards en liberté. Il est clair que la mise en réserve de terrains a coté de sanctuaires de léopards pourrait être une partie essentielle de la protection. 

Reste le financement.

  • Le tourisme léopard
Selon une estimation, sur 10 ans de sa vie adulte, la tigresse Mathali du parc national de Ranthambhore, a généré un revenu de 130 millions de dollars. 

Un "tourisme léopard" pourrait-il stimuler l'économie de l'Inde ? 

Le tourisme léopard a un grand potentiel en Inde. Regardons comment le tourisme léopard a prospéré dans le pays voisin du Sri Lanka. Le tourisme léopard en Inde dans les sanctuaires spécifiques pourrait soutenir l'économie locale et encourager les habitants à protéger le félin.  

Bera -  © photo Pierre Chéron
Ce point de vue n'est pas surprenant. Le tourisme léopard a aidé à résoudre le conflit homme-léopard dans certains villages du district de Pali (Rajasthan). Le tourisme a boosté la région, les touristes viennent de l'extérieur et ont apporté la notoriété à la région. Les villageois de trois panchayats de la région ont formé la réserve communautaire Jawai Bandh Leopard qui attend l'approbation du gouvernement pour une reconnaissance officielle. 

  • Projet Leopard
Merci aux stratégies de conservation réussies adoptées aux tigres de l'Inde depuis le lancement du Project Tiger en 1973, la population de tigres dans le pays a considérablement augmenté. Il y a 50 réserves de tigres dans le pays tandis que la population de tigres a connu une augmentation spectaculaire de 1.411 tigres en 2006 à 2.226 en 2014
Les fonds alloués au projet visent à lutter contre le braconnage des tigres et à relocaliser les villages pour réduire les conflits entre humains et tigres. 

Une initiative similaire pourrait-elle motiver la conservation du léopard en Inde ? 

Le projet Leopard pourrait être la solution ultime pour sauver les léopards de l'Inde.